Elle avait été révélée en 1969 en remportant un concours à la radio, après avoir commencé le piano dès l'âge de 3 ans.
Son tube racontait l'arrivée à Paris d'une provinciale. La chanteuse, compositrice et pianiste Marie-Paule Belle, interprète de La Parisienne, est morte à l'âge de 80 ans, samedi 25 juillet, a annoncé son attaché de presse à l'AFP. L'artiste s'est éteinte à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) des suites d'une "longue maladie", a précisé cette source, en référence au cancer dont Marie Paule Belle parlait librement, jusque dans un poème poignant en 2024, intitulé KO!
Née le 25 janvier 1946 dans l'Oise, la chanteuse à la voix gouailleuse a grandi à Nice. Amoureuse des mots et, selon sa propre expression, "née dans un piano", elle a connu ses premiers succès avec Wolfgang et moi et Nosferatu, qu'elle chante lors de sa première apparition télévisée, en 1973, chez Philippe Bouvard. Son plus grand succès demeure La Parisienne, sorti en 1976: avec sa fantaisie naturelle et une ironie jamais méchante, Marie Paule Belle narre l'histoire d'une jeune provinciale qui monte à la capitale.
Son style inclassable participe à son succès et le titre est certifié disque d'or, offrant à son interprète un sésame pour la suite de sa carrière. Elle enchaîne avec Les Petits Patelins et fait son premier Olympia.
"Pas militante dans l'âme", la chanteuse impertinente et féministe aime aussi "faire prendre conscience avec les mots", avait-elle expliqué. Son répertoire s'empare de thèmes de société, sur l'euthanasie ou l'homosexualité avec Celles qui aiment elles, un titre qui a fait écho au couple qu'elle forma pendant une décennie avec la romancière belge Françoise Mallet-Joris, membre de l'académie Goncourt, décédée en 2016.
Source et suite: Franceinfo / Publié le 25 07 2026
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